Jean-Marc Bouthors (à gauche), toujours présent pour les consignes distribuées par Philippe Namyst lors des temps morts. : La Voix du Nord « Le LMBC existait avant moi, a existé avec moi, et continuera d'exister sans moi. Servais a fait appel à mes services il y a trois ans pour amener plus de rigueur professionnelle à son club. Je pense humblement avoir répondu à ses attentes. » Quand un adversaire est de taille, mieux vaut l'avoir dans son camp ! C'est sans doute la réflexion qu'ont dû entamer Christian Cléante, entraîneur de l'époque, et Servais Tomavo, à l'orée de la saison 2006-2007. La saison précédente, Caen, coaché par un certain Jean-Marc Bouthors, avait donné une sacrée réplique au LMBC, lui abandonnant finalement le titre de champion de N2 et l'accession en N1 sur la fin du championnat. « Ils m'ont proposé le poste de directeur sportif. Et comme je suis un homme de challenges... » La collaboration a donc duré trois saisons. Trois années de construction pour le LMBC qui a grandi plus vite que prévu. « On s'était fixé quatre années pour la montée en Pro B. Il n'en a fallu que trois ! » La raison ? « Philippe (Namyst) et moi avons fait appel à nos réseaux pour bâtir quelque chose de cohérent. Quand on allie travail et réussite, il y a normalement l'accession au bout. » Avant de conclure : « J'ai été un petit maillon de cette réussite insufflée par un président, véritable pierre angulaire du club. »Jean-Marc Bouthors s'en va, donc. Avec le sentiment du devoir accompli. Car le directeur sportif lillois a beaucoup donné au LMBC, par sa connaissance du basket, son expérience en management du sport (il a décroché son Masters en 1985 aux États-Unis), et son talent de préparateur mental. « J'ai forcément un pincement au coeur, conclut-il. Le basket, c'est toute ma vie ! Une véritable passion. Cela risque d'être difficile pour moi de débuter la future saison sur la touche... » À ce jour, « JMB » est sans club.
SÉBASTIEN DARNAUX
PHOTO STÉPHANE MORTAGNE

